Histoire du Karaté

Le karaté est une discipline martiale dont les techniques visent à se défendre uke (受け?), puis à répondre par une attaque (atemi (当て身?)) au moyen des différentes parties du corps : doigts (nukite), mains ouvertes (shuto) et fermées (tsuki), avant-bras (uke), pieds (geri), coudes (enpi), genoux [ex. : hiza geri]). Les 20 préceptes du karaté voudraient qu’il n’existe pas d’attaque pure et dure de la part d’un karatéka : le combattant répond par une défense (ou une anticipation, nommée sendosei, qui permet d’attaquer avant que l’attaque de l’adversaire ne soit portée) puis une attaque à une agression.

Kanchu Kanazawa

Le maitre Kanchu Kanazawa

Des nuances de contenus techniques sont relativement marquées en fonction du style. Le style enseigné au JKCD est le Shotokan.

Pour acquérir la maîtrise de ces techniques en combat, l’enseignement comporte trois domaines d’étude complémentaires : le kihon, les katas (型 ou 形) et le kumite (組手).

  • Le kihon (qui signifie « technique de base ») consiste à répéter individuellement et la plupart du temps en groupe des techniques, positions et déplacements. Pratiqué avec un partenaire de façon codifiée, on parle alors de kihon-kumite.
  • Le kata (qui signifie « forme ») est un enchaînement codifié et structuré de techniques, représentant un combat réel contre plusieurs assaillants virtuels quasi simultanés, ayant pour but la formation du corps, l’acquisition d’automatismes ainsi que la transmission de techniques secrètes. Le kata dépasse l’aspect purement technique en permettant au pratiquant, après de nombreuses répétitions, de tendre vers la perfection des mouvements.
  • Le dernier domaine est le kumite ou combat (en fait, le but réel du karaté). Littéralement cela signifie « grouper les mains », c’est-à-dire travailler en groupe et non plus tout seul. Cette notion de kumite peut prendre de multiples formes en karaté de la plus codifiée à la plus libre. Le combat peut être pré-défini (kihon-kumite), fixé à un nombre d’attaques précis (« ippon kumite » pour une attaque, « nippon kumite » pour deux attaques, « sanbon kumite » pour trois attaques, …), dit souple (jū kumite), sans contact (kunde kumite) ou libre (jiyū kumite).

Style transmis au JKCD : Shōtōkan Ryu

    Shō : le pin du Japon ;
    Tō : L’énergie mouvante de l’océan ;
    Kan : la maison.

Funakoshi Gichin (1868-1957), père du style Shōtōkan.
Shōtōkan-ryū, l’école de « la maison de Shoto », Shoto étant le nom de plume de Gichin Funakoshi : style de karaté japonais fondé en 1938 et issu du Shorin Ryu d’Okinawa introduit par Funakoshi père.